vendredi 8 novembre 2013

4ème semaine : L’humilité

Pourquoi parler de l’humilité après la Joie ? Car la véritable humilité est source de grande Joie

A)  La Vraie humilité

Je dis la vraie humilité car elle a de faux amis. L’un consiste à se dévaloriser. Sous prétexte d’humilité, je me rabaisse et me je méprise le travail ou le bien que j’ai accompli. L’une des formes courantes de cela est mise en relief lorsque j’ai rendu un service et qu’après que l’on m’est remercié, je réponds : « Non, ne me remercie pas, ce n’est rien ». C’est un mensonge puisque l’acte que j’ai posé, est posé, il existe. Mais si je dis cela, c’est souvent que je ne sais quoi faire du remerciement. C’est simple, il faut le rendre à Dieu. À l’exemple de Raphaël lorsque Tobie veut le remercier pour tout ce que l’ange à fait pour lui, pour son fils et sa belle-fille Sara. Comme il le souligne, ce qu’il a fait, il l’a fait parce que Dieu l’a permis et lui-même n’est que serviteur.
Une autre fausse humilité est de s’élever ou de s’abaisser devant les hommes. Or ce qui juste, c’est d’être à sa place. Lorsque Paul est accusé d’ambition et de faiblesse, il ne dit pas : « vous avez raison. ». De même il ne se tait pas non plus. Ce sont là deux attitudes de faiblesse. Mais il fait son propre éloge et met sa gloire en Dieu : « Que celui qui s'enorgueillit mette son orgueil dans le Seigneur[1] ». Il ne se rabaisse pas. En effet, ce n’est que devant Dieu qu’il faut s’humilier. Nous sommes tous Ses serviteurs. Non seulement les hommes mais aussi les anges et même les chérubins qui brûlent de son Amour. Or, si nos fonctions sont différentes, en sommes nous plus grands ou plus petits ? Non, nous avons Un seul Maître et Seigneur.
À l’exemple du corps composé de plusieurs membres, nous ne formons qu’un unique corps. Là lune ne cherche pas à prendre la place du soleil, le chant de l’oiseau ne rivalise pas avec le cri de la carpe. Le lys ne peut comparer sa beauté avec la rose… Mais toutes ces choses, dans leur ordre et à leur place, chantent et montrent la beauté de Dieu. Elles le servent sans fin et sans orgueil. Elles ne sont rien par elles-mêmes. Baise donc la tête devant le Seigneur, et devant Lui seul. C’est de lui que tu tiens l’existence et la vie. Mais ne le fais pas par devoir, fais-le avec le cœur. Si tu le fais avec cette attitude tout sera plus facile, tout sera à sa place.
La vraie humilité t’élève.

B)  Qu’as-tu que tu n’aies reçu :

Certains hommes disent : « je me suis fait tout seul! » Fou et insensé qu’ils sont! Qu’as-tu que tu n’es reçu ? Regarde bien. Bien sûr, tu peux dire que tu travailles, que tu gagnes ta vie… Mais avec quoi fais-tu tout cela ? D’où viennent les pierres avec lesquelles tu bâtis ta maison ? Certes, tu es, peut-être aller loin les chercher. Mais ce n’est pas toi qui les as créés. Elles attendaient pour te servir. Lorsque l’homme naît, il naît avec trois dettes : Une envers Dieu; Une envers ses Parents; Une envers la société et la création.
Est-ce toi qui t’es donné la vie ? « Nul ne peut payer à Dieu sa rançon : aussi cher qu’il puisse payer toute vie doit finir. Peut-on vivre indéfiniment sans jamais voir la fosse ?[2] » Qui t’a donné les talents que tu as ? Ton intelligence, ta force, tous ces dons artistiques… Certes, cela t’a demandé du travail, de la patience, du courage, pour les développer, les faire fructifier Mais si tu n’avais pas eu en toi ce potentiel, cette soif, qui te fait vivre aurais-tu avancé ? Tout cela, Dieu te l’a donné gratuitement. Aujourd’hui, encore il te le donne, Il te donne la Vie. Vas-tu la garder pour toi, pour ton plaisir ou pour servir ?
Est-ce toi qui as choisi tes parents ? Ta famille ? Ton pays ? Tout cela tu le reçois gratuitement. Tes parents, ta famille, ton pays t’ont rejeté ? Tout cela est une blessure grave dont nous reparlerons la semaine prochaine. Mais ne t’enferme pas dans cette blessure Qu’elle soit pour toi un appel pour grandir et développer tes talents. Quelque soit les difficultés que j’ai avec mes parents, je sais qu’ils m’ont donné la vie, et ce que je suis.
Si tu ne connais pas l’humilité, alors, tu diras à la fin de ta vie avec Qohéleth : « Vanité des vanités, vanité des vanités, tout est vanité[3] » Il est vrai que tout semble inutile si tout n’est pas à sa place. Mais si tu sers, alors tu goûteras la Joie sans fin. Accepte-toi tel que tu es. Encore une fois, ne te compare avec personne car tu es unique. S’accepter tel que je suis cela veut dire ne pas me mentir et ne pas tricher avec ni avec mon esprit, ni avec mes sentiments, ni avec mon corps. Si tu es une fille, comment est-ce que je me maquille ? Je ne rejette pas l’idée de te « faire belle » de temps en temps. Mais si c’est un rejet de ton corps, de tes cheveux… Alors tu te fermes. Ta vraie couleur et celle de ta beauté. Cela est la même chose si tu méprises ton corps. C’est toi que tu méprises. Si tu es un garçon regarde les vraies raisons qui te mobilisent, pourquoi fais-tu du sport ?

C)  L’exemple de l’outil :


Tu es un outil sacré. Sacré car Dieu a fait l’homme « Un peu moindre qu’un dieu le couronnant de gloire et d’honneur (…) mettant tout chose à ses pieds[4] » Et tu es un outil car tu es à son service. La vraie humilité est d’être à sa place prêt pour le service. Si l’outil est prêt, il peut être pris par l’Artisan n’importe quand. Mais s’il se laisse rouiller en traînant dans la boue, alors, il ne sert plus. Regarde, Moïse. « Moïse était un homme très humble, plus qu'aucun homme sur terre[5] » et parce qu’il était prêt, il a pu répondre à l’appel de Dieu. Il a été le premier à recevoir le Nom de Dieu[6], il est allé parler à pharaon, il a guidé le peuple dans le désert,, il a parlé à Dieu face à face… Mais de tout cela il ne s’en est pas enorgueilli car il se connaissait simple serviteur. Simple outil dans la main du Maître.


Ce qui t’éloigne de Sa main, ce n’est pas ton « je » personnel. Abraham, Moise, David, Jean-Baptiste… disent « je » devant Dieu. Ton chemin est unique. Ton individualité est bonne aussi. Lorsque tu fais un travail, c’est bien toi qui le fais et non pas le chat de la voisine. Ce qui t’éloigne de Sa main, c’est de ne pas être à ta place. De prendre pour toi ce qu’il fait par toi. De ramener tout à toi. Que ton « je » occupe toute la place. Ton « moi » dresse un mur entre toi et les autres. Entre toi et Lui, La Lumière. Plus le « Moi » prend, plus le mur grandit, je suis dans l’obscurité et les ténèbres m’envahissent. Jean-Baptiste est un très bon exemple, lorsque c’était son temps, il s’est dépensé sans compter annonçant la bonne nouvelle et baptisant. Puis dès qu’il voit Jésus, il comprend que son temps est fini et il laisse la place.

Pour terminer 2 points importants :
La Liberté, c’est Le Servir et Lui Seul
La Pureté, c’est : tout est à sa place



D)  L’exercice de la semaine


Cette semaine l’exercice se divisera en 3 temps de 2 jours chacun :
1.      J’ai une dette envers Dieu : Je regarderai donc tout ce qu’il m’a donné, la vie, l’intelligence, les dons particuliers (des langues, du bricolage, de la peinture, du service…) regarder comment non seulement il me les a donnés à ma naissance mais comment il me les prodigue toujours aujourd’hui. Puis le remercier pour tout cela.
2.      J’ai une dette envers mes parents : regarder comment ils m’ont transmis la vie. En particulier, ma mère qui m’a porté durant 9 mois et a souffert pour moi. Comment ils m’ont élevé, éduqué… Quel amour ils m’ont prodigué et combien je leur suis redevable. Si mes parents m’ont abandonné ou rejeté (pour toutes sortes de raisons : divorce, mort…) le regarder et voir dans cette blessure non une entrave mais un appel et voir comment, avec l’aide de Dieu,  je suis devenu tel que je suis aujourd’hui. C’est à dire un être avec des faiblesses et des forces. Puis les remercier.
3.      J’ai une dette envers la société et la création : regarder combien au cours de ma vie, les amitiés, les rencontres d’un instant ou d’une vie, m’ont porté, soutenu, guidé. Regarder combien les professeurs m’ont enseigné, les médecins m’ont soigné et me soignent toujours. Le boulanger, le chauffagiste… combien tous participent à mon bonheur.          
Regarder aussi combien la nature m’a aidé. À me détendre quand j’étais stressé et fatigué. À découvrir sa beauté, la gratuité…Puis remercier.
Le 7ème jour prendre un long temps de prière devant Dieu pour me présenter à Lui tel que je suis et Lui rendre grâce de sa bonté.
Le 7ème jour prendre un long temps de prière devant Dieu pour me présenter à Lui tel que je suis et Lui rendre grâce de sa bonté.
Enfin il est très profitable, durant cette semaine, d’écrire à l’un ou l’autre de mes amis pour lui dire merci de ce qui apporte (ou a apporté) dans ma vie.

A)  Les méditations de la semaine

L’Humilité de Raphaël (Tobie 12)
1)      La situation de départ : Raphaël a donné à Tobie la joie de trouver une épouse et de retrouver un père en bonne santé
2)      L’acte d’humilité : 
3)      La réponse :.

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Les membres d’un même corps (1 Co 12)
1)      La situation de départ : le corps humain est composé de plusieurs membres et c'Es ensemble qu'ils forent UN SEUL corps.
2)      L’acte d’humilité :
3)      La réponse :.


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Marie reçoit la Visite de L’ange (Lc 1, 26 - 38)
1)      La situation de départ :
2)      L’acte d’humilité :
3)      La réponse :

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Moïse : le plus humble des hommes (Nombre 12)
1)      La situation de départ :
2)      L’acte d’humilité :
3)      La réponse :
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LE 7ème Jour : Jean-Baptiste (Jn. 3, 22 à 36)

Après cela, Jésus se rendit avec ses disciples dans le pays de Judée ; il y séjourna avec eux et il baptisait. Jean, de son côté, baptisait à Aïnôn, non loin de Salim, où les eaux sont abondantes. Les gens venaient et se faisaient baptiser. Jean, en effet, n'avait pas encore été jeté en prison.
Or il arriva qu'une discussion concernant la purification opposa un Juif à des disciples de Jean. Ils vinrent trouver Jean et lui dirent:
«Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, celui auquel tu as rendu témoignage, voici qu'il se met lui aussi à baptiser et tous vont vers lui».
Jean leur fit cette réponse: «Un homme ne peut rien s'attribuer au-delà de ce qui lui est donné du ciel. Vous-mêmes, vous m'êtes témoins que j'ai dit: "Moi, je ne suis pas le Christ, mais je suis celui qui a été envoyé devant lui". Celui qui a l'épouse est l'époux ; quant à l'ami de l'époux, il se tient là, il l'écoute et la voix de l'époux le comble de joie. Telle est ma joie, elle est parfaite.
Il faut qu'il grandisse et que moi, je diminue.
Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre et parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel témoigne de ce qu'il a vu et de ce qu'il a entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Celui qui reçoit son témoignage ratifie que Dieu est véridique.
En effet celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, qui lui donne l'Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis en sa main. Celui qui croit le Fils a la vie éternelle; celui qui n'obéit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui».



[1] 2 Co. 10 à 12
[2] Ps 48 (49), 8 & 9
[3] Qo 1.2
[4] Ps. 8
[5] Nb 12, 3
[6] Ex 3, 14

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