A) La Vraie humilité
Je dis la vraie humilité car elle a de faux amis. L’un
consiste à se dévaloriser. Sous prétexte d’humilité, je me rabaisse et me je
méprise le travail ou le bien que j’ai accompli. L’une des formes courantes de
cela est mise en relief lorsque j’ai rendu un service et qu’après que l’on
m’est remercié, je réponds : « Non, ne me remercie pas, ce n’est
rien ». C’est un mensonge puisque l’acte que j’ai posé, est posé, il
existe. Mais si je dis cela, c’est souvent que je ne sais quoi faire du
remerciement. C’est simple, il faut le rendre à Dieu. À l’exemple de Raphaël
lorsque Tobie veut le remercier pour tout ce que l’ange à fait pour lui, pour
son fils et sa belle-fille Sara. Comme il le souligne, ce qu’il a fait, il l’a
fait parce que Dieu l’a permis et lui-même n’est que serviteur.
Une autre fausse humilité est de s’élever ou de s’abaisser
devant les hommes. Or ce qui juste, c’est d’être à sa place. Lorsque Paul est
accusé d’ambition et de faiblesse, il ne dit pas : « vous avez
raison. ». De même il ne se tait pas non plus. Ce sont là deux attitudes
de faiblesse. Mais il fait son propre éloge et met sa gloire en Dieu :
« Que celui qui s'enorgueillit mette
son orgueil dans le Seigneur[1] ».
Il ne se rabaisse pas. En effet, ce n’est que devant Dieu qu’il faut
s’humilier. Nous sommes tous Ses serviteurs. Non seulement les hommes mais
aussi les anges et même les chérubins qui brûlent de son Amour. Or, si nos
fonctions sont différentes, en sommes nous plus grands ou plus petits ? Non,
nous avons Un seul Maître et Seigneur.
À l’exemple du corps composé de plusieurs membres, nous ne
formons qu’un unique corps. Là lune ne cherche pas à prendre la place du
soleil, le chant de l’oiseau ne rivalise pas avec le cri de la carpe. Le lys ne
peut comparer sa beauté avec la rose… Mais toutes ces choses, dans leur ordre
et à leur place, chantent et montrent la beauté de Dieu. Elles le servent sans
fin et sans orgueil. Elles ne sont rien par elles-mêmes. Baise donc la tête
devant le Seigneur, et devant Lui seul. C’est de lui que tu tiens l’existence
et la vie. Mais ne le fais pas par devoir, fais-le avec le cœur. Si tu le fais
avec cette attitude tout sera plus facile, tout sera à sa place.
La
vraie humilité t’élève.
B) Qu’as-tu
que tu n’aies reçu :
Certains hommes disent : « je me suis fait tout
seul! » Fou et insensé qu’ils sont! Qu’as-tu que tu n’es reçu ? Regarde
bien. Bien sûr, tu peux dire que tu travailles, que tu gagnes ta vie… Mais avec
quoi fais-tu tout cela ? D’où viennent les pierres avec lesquelles tu
bâtis ta maison ? Certes, tu es, peut-être aller loin les chercher. Mais ce
n’est pas toi qui les as créés. Elles attendaient pour te servir. Lorsque
l’homme naît, il naît avec trois dettes : Une envers Dieu; Une envers ses
Parents; Une envers la société et la création.
Est-ce toi qui t’es donné la vie ? « Nul ne peut payer à Dieu sa rançon :
aussi cher qu’il puisse payer toute vie doit finir. Peut-on vivre indéfiniment
sans jamais voir la fosse ?[2] »
Qui t’a donné les talents que tu as ? Ton intelligence, ta force, tous ces dons
artistiques… Certes, cela t’a demandé du travail, de la patience, du courage,
pour les développer, les faire fructifier Mais si tu n’avais pas eu en toi ce
potentiel, cette soif, qui te fait vivre aurais-tu avancé ? Tout cela, Dieu te
l’a donné gratuitement. Aujourd’hui, encore il te le donne, Il te donne la Vie. Vas-tu la garder
pour toi, pour ton plaisir ou pour servir ?
Est-ce toi qui as choisi tes parents ? Ta famille ? Ton
pays ? Tout cela tu le reçois gratuitement. Tes parents, ta famille, ton pays
t’ont rejeté ? Tout cela est une blessure grave dont nous reparlerons la
semaine prochaine. Mais ne t’enferme pas dans cette blessure Qu’elle soit pour
toi un appel pour grandir et développer tes talents. Quelque soit les
difficultés que j’ai avec mes parents, je sais qu’ils m’ont donné la vie, et ce
que je suis.
Si tu ne connais pas l’humilité, alors, tu diras à la fin
de ta vie avec Qohéleth :
« Vanité des vanités, vanité des
vanités, tout est vanité[3] »
Il est vrai que tout semble inutile si tout n’est pas à sa place. Mais si tu sers,
alors tu goûteras la Joie
sans fin. Accepte-toi tel que tu es. Encore une fois, ne te compare avec
personne car tu es unique. S’accepter tel que je suis cela veut dire ne pas me
mentir et ne pas tricher avec ni avec mon esprit, ni avec mes sentiments, ni
avec mon corps. Si tu es une fille, comment est-ce que je me maquille ? Je ne
rejette pas l’idée de te « faire belle » de temps en temps. Mais si
c’est un rejet de ton corps, de tes cheveux… Alors tu te fermes. Ta vraie
couleur et celle de ta beauté. Cela est la même chose si tu méprises ton corps.
C’est toi que tu méprises. Si tu es un garçon regarde les vraies raisons qui te
mobilisent, pourquoi fais-tu du sport ?
C) L’exemple
de l’outil :
Tu es un outil sacré. Sacré car Dieu a fait l’homme
« Un peu moindre qu’un dieu le
couronnant de gloire et d’honneur (…) mettant tout chose à ses pieds[4] »
Et tu es un outil car tu es à son service. La vraie humilité est d’être à sa
place prêt pour le service. Si l’outil est prêt, il peut être pris par
l’Artisan n’importe quand. Mais s’il se laisse rouiller en traînant dans la
boue, alors, il ne sert plus. Regarde, Moïse. « Moïse était un homme très humble, plus qu'aucun homme sur terre[5] »
et parce qu’il était prêt, il a pu répondre à l’appel de Dieu. Il a été le
premier à recevoir le Nom de Dieu[6],
il est allé parler à pharaon, il a guidé le peuple dans le désert,, il a parlé
à Dieu face à face… Mais de tout cela il ne s’en est pas enorgueilli car il se
connaissait simple serviteur. Simple outil dans la main du Maître.
Ce qui
t’éloigne de Sa main, ce n’est pas ton « je » personnel. Abraham,
Moise, David, Jean-Baptiste… disent « je » devant Dieu. Ton chemin
est unique. Ton individualité est bonne aussi. Lorsque tu fais un travail,
c’est bien toi qui le fais et non pas le chat de la voisine. Ce qui t’éloigne
de Sa main, c’est de ne pas être à ta place. De prendre pour toi ce qu’il fait
par toi. De ramener tout à toi. Que ton « je » occupe toute la place.
Ton « moi » dresse un mur entre toi et les autres. Entre toi et Lui, La Lumière. Plus le
« Moi » prend, plus le mur grandit, je suis dans l’obscurité et les
ténèbres m’envahissent. Jean-Baptiste est un très bon exemple, lorsque c’était
son temps, il s’est dépensé sans compter annonçant la bonne nouvelle et
baptisant. Puis dès qu’il voit Jésus, il comprend que son temps est fini et il
laisse la place.
Pour terminer 2 points importants :
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D) L’exercice de la semaine
Cette semaine l’exercice se divisera en 3 temps de 2 jours
chacun :
1.
J’ai une dette envers Dieu : Je regarderai
donc tout ce qu’il m’a donné, la vie, l’intelligence, les dons particuliers
(des langues, du bricolage, de la peinture, du service…) regarder comment non
seulement il me les a donnés à ma naissance mais comment il me les prodigue
toujours aujourd’hui. Puis le remercier pour tout cela.
2.
J’ai une dette envers mes parents :
regarder comment ils m’ont transmis la vie. En particulier, ma mère qui m’a
porté durant 9 mois et a souffert pour moi. Comment ils m’ont élevé, éduqué…
Quel amour ils m’ont prodigué et combien je leur suis redevable. Si mes parents
m’ont abandonné ou rejeté (pour toutes sortes de raisons : divorce, mort…)
le regarder et voir dans cette blessure non une entrave mais un appel et voir
comment, avec l’aide de Dieu, je suis
devenu tel que je suis aujourd’hui. C’est à dire un être avec des faiblesses et
des forces. Puis les remercier.
3. J’ai
une dette envers la société et la création : regarder combien au cours
de ma vie, les amitiés, les rencontres d’un instant ou d’une vie, m’ont porté,
soutenu, guidé. Regarder combien les professeurs m’ont enseigné, les médecins
m’ont soigné et me soignent toujours. Le boulanger, le chauffagiste… combien
tous participent à mon bonheur.
Regarder aussi combien la nature m’a aidé. À me détendre quand j’étais stressé et fatigué. À découvrir sa beauté, la gratuité…Puis remercier.
Regarder aussi combien la nature m’a aidé. À me détendre quand j’étais stressé et fatigué. À découvrir sa beauté, la gratuité…Puis remercier.
Le 7ème
jour prendre un long temps de prière devant Dieu pour me présenter à Lui tel
que je suis et Lui rendre grâce de sa bonté.
Le 7ème
jour prendre un long temps de prière devant Dieu pour me présenter à Lui tel
que je suis et Lui rendre grâce de sa bonté.
Enfin il est très profitable, durant cette semaine,
d’écrire à l’un ou l’autre de mes amis pour lui dire merci de ce qui apporte
(ou a apporté) dans ma vie.
A) Les méditations de la semaine
L’Humilité de Raphaël (Tobie 12)
1)
La situation
de départ : Raphaël a donné à Tobie la joie de trouver une épouse et de retrouver un père en bonne santé
2)
L’acte
d’humilité :
3)
La
réponse :.
*
* *
Les membres d’un même corps (1 Co 12)
1)
La situation
de départ : le corps humain est composé de plusieurs membres et c'Es ensemble qu'ils forent UN SEUL corps.
2)
L’acte
d’humilité :
3)
La
réponse :.
*
* *
Marie reçoit la
Visite de L’ange (Lc 1, 26 - 38)
1)
La situation
de départ :
2)
L’acte d’humilité :
3)
La
réponse :
*
* *
Moïse : le plus humble des hommes (Nombre 12)
1)
La situation
de départ :
2)
L’acte
d’humilité :
3)
La
réponse :
*
* *
*
* *
LE 7ème
Jour : Jean-Baptiste (Jn. 3, 22 à 36)
Après cela, Jésus se rendit avec ses disciples dans le pays
de Judée ; il y séjourna avec eux et il baptisait. Jean, de son côté,
baptisait à Aïnôn, non loin de Salim, où les eaux sont abondantes. Les gens
venaient et se faisaient baptiser. Jean, en effet, n'avait pas encore été jeté
en prison.
Or il arriva qu'une discussion concernant la purification
opposa un Juif à des disciples de Jean. Ils vinrent trouver Jean et lui dirent:
«Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain,
celui auquel tu as rendu témoignage, voici qu'il se met lui aussi à baptiser et
tous vont vers lui».
Jean leur fit cette réponse: «Un homme ne peut rien
s'attribuer au-delà de ce qui lui est donné du ciel. Vous-mêmes, vous m'êtes
témoins que j'ai dit: "Moi, je ne suis pas le Christ, mais je suis celui
qui a été envoyé devant lui". Celui qui a l'épouse est l'époux ;
quant à l'ami de l'époux, il se tient là, il l'écoute et la voix de l'époux le
comble de joie. Telle est ma joie, elle est parfaite.
Il faut qu'il
grandisse et que moi, je diminue.
Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout. Celui qui
est de la terre est terrestre et parle de façon terrestre. Celui qui vient du
ciel témoigne de ce qu'il a vu et de ce qu'il a entendu, et personne ne reçoit
son témoignage. Celui qui reçoit son témoignage ratifie que Dieu est véridique.
En effet celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu,
qui lui donne l'Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis en
sa main. Celui qui croit le Fils a la vie éternelle; celui qui n'obéit pas au
Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui».

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