samedi 9 novembre 2013

7ème semaine : La pureté

La pureté est à l’intérieure de nous, de notre regard. Elle n’est pas, comme beaucoup le crois, lié à la chasteté ou le contraire de la saleté, ou encore de l’impureté. La pureté est liée au regard que je porte. Le regard, bien sûr, vis-à-vis des autres, vis-à-vis des êtres ou des choses qui m’entourent mais aussi et sans doute vis-à-vis de moi-même.

vendredi 8 novembre 2013

6ème semaine : La Blessure

Dans les lignes qui suivent, je ne fais pas chercher avec toi à qui savoir qui est responsable de ta blessure. Il y a des personnes responsables de leurs propres blessures et d’autres subissent les coups qui leur furent donné. Quoiqu’il en soit la blessure est là. Saignante et éclatante comme une branche coupée, sourde et silence comme une rivière souterraine qui resurgi bien longtemps après la source, elle nous accompagne dans chacun de nos gestes, de nos discourt, de nos désirs… elle est là.
Ce chapitre est à la fois sensible et douloureuse. Ne surestime jamais tes forces et plus que jamais respecte le mot de Siracide : « Ne fais pas le malin en accomplissant ton ouvrage, ne te glorifie pas au moment de la gêne.[1] »


A)  Les différentes blessures

Les blessures ne sont pas nécessaires. Mais pourtant tous d’une manière ou d’une autre, les hommes passent par des épreuves qui les chocs, qui les meurtrissent  dans tout leur être. Évidemment, elles sont toujours douloureuses. Et personne ne comprend réellement la longue, la largeur, la profondeur, la hauteur de la blessure qu’une personne reçoit. Une blessure est toujours personnelle et ne se communique pas. Et même si nous pouvons en distinguer deux types, tu es seul(e) à connaître de niveau cette blessure est. La moquerie de camarade de classe, sera mortelle pour une personne, insignifiante pour une autre. Encore une fois ton Histoire est unique. Tu es unique.
(a)  Sur le Chemin…
Si un enfant part à la recherche d’un trésor, où dans un grand jeu et qu’il lui faille passer par un chemin peu emprunté que les ronces et les épines ont envahi, ses jambes et ses brans sont déchirés par les ronces et les orties. Les égratignures qui marqueront son corps ne l’arrêterons pas. Peut-être même elles le stimuleront pour avancer plus loin. Ayant atteint son but il est fier de lui et revient vers sa maman qui s’écrit : « tu as vu dans quel état tu es!!! » Mais l’enfant sait que son état est qu’il est devenu plus Homme, car il n’a pas craint le danger. Il est passer au travers des difficultés. Il a choisi la vie et le sang, qui coule de ses éraflures, lui enseigne le prix d’être vivant. Il en est de même pour nos sentiments. Les départs, en fin d’année scolaire, d’amis vers d’autres classes, d’autres villes, nos propres déménagements, les difficultés scolaire, les maladies… nous forment petit à petit à accueillir la vie qui se donne à nous chaque jour tel qu’elle est : gratuite et libre. Mais attention tout comme pour la vie corporelle, il y a des hémophiles de l’âme ou des sentiments. Et ce qui pour certains sont des menues éraflures, provoquent chez d’autres de vastes hémorragies.
(b) La Vie qui n’est pas donné
L’ami qui trahit, le mari ou la femme qui part laissant l’autre seul(e), cet enfant qui ne vient pas au monde, le parton qui renvoi son employer… La liste peut continuer et tu connais mieux que personne ces plaies qui ont marquées et qui aujourd’hui encore imprègnent tout ton être pour la vie. Tout cela est autant d’exemples de blessures lourdes. De lieux où tu voulais donner la Vie et où ce don a été refusé. La blessure est d’autant plus profonde que le lien à l’autre est inscrit dans la durée. Que l’histoire tu as construit avec l’autre est longue ! Mais aujourd’hui, cette plaie est là en toi. Tu as deux solutions.
Soit, tu choisis de ne pas regarder le mal de cette lésion et comme toute plaie non soignée, elle pourrira ta vie. Plus ou moins rapidement tu deviendras amer, aigri, par rapport aux autres, bien sur, mais surtout par rapport à toi-même. Tu te supporteras de plus en plus difficilement car tu n’accepteras pas, ne choisiras pas, cet acte, ce moment de ta vie où te fut blessé. Généralement, c’est à ce moment que celui qui est blessé fabrique une carapace. Une carapace épaisse pour se protéger. Mais une plaie doit respiré, être nettoyer, sinon elle gangrène tout ton être. Tu pourris sous ta carapace, et même si par la façade que tu as construit, tu peux tromper les autres. Le mal de ta blessure insensiblement prend sa place et peut ressurgir 2, 5,10, 20 ans plus tard. Alors tu ne comprendras pas pourquoi tu as agi de la sorte. Bien sur, la construction de la carapace est le meilleur moyen de se protéger, d’éviter les nouvelles blessures, de se préserver du regard et de l’histoire de l’autre. Mais Aimer avec un préservatif n’est pas vraiment Aimer. Tu te préserve de l’autre, tu te préserve de toi. De son amour comme de ses tristesses. De son passé comme de son avenir. Ainsi tu ne l’aime pas pour lui-même, mais simplement pour l’amour qu’il te donne et bien souvent pour le baume que cet amour met sur ta carapace. Cependant tu ne te préserve seulement de l’amour des autres, tu neutralise tout Amour que tu as envers toi-même. Bien sur tu peux te faire des « petits plaisirs » mais tant que tu ne plongeras pas dans le cœur de ton être profond te ne pourras t’Aimer en profondeur. Et la vie mérite d’être vécu en profondeur.

Soit, tu choisis la Vie. Incontestablement, ce choix est le plus audacieux et le plus exigeant. Mais c’est celui de la Joie et du Bonheur durable. Il faut du courage et du temps pour regarder toutes tes blessures et une à une les soigner. Pour certaines, il te faudra retirer la croûte, qui c’est former et qui aujourd’hui la protége, accepter de désinfecter, de recoudre... bref, de ne plus porter cette blessure comme une balafre que l’on exhibe comme pour dire à tous : « voyez comme j’ai souffert. » Il existe toute une complaisance, chez les hommes en particulier, à rester dans sa fracture pour se faire plaindre. Cette attitude est très mortifère. Les femmes, elles auront plutôt tendance à la cacher et, en silence, pleurer sur leur sort. Ce n’est pas mieux les deux attitudes conduisent, directement ou non, à un mépris de ma vie, à l’amertume… Il faut du courage et du temps pour enfin découvrir que non seulement tu peux continuer à vivre lorsque tu ne peux donner la Vie comme tu le voudrais ou lorsqu’un être que tu aimais t’a quitté, mais que cette blessure qui s’est ouverte est porteuse de Vie.


B)  Le Poids : La Voie

Chacune de tes blessures porte un nom. Un nom que tu as en mémoire, même si ce nom est tellement triste que tu ne veux ou ne peux t’en souvenir. Elle est pourtant là. Cacher en ton cœur, en ton âme, attendant d’être réveiller pour se rouvrir. Toutes tes plaies ont un poids et pèsent sur tes épaules, parfois elles pèsent tellement lourdement que tu te sens écrasée, tu étouffe. Mais elles ont toutes pour origine une blessure unique, c’est ta « blessure – mère ». Cette blessure qui est la source de toutes les autres est aussi la voie de ton salut. C’est par elle que te peux donner la Vie aux autres. Mais tu es seul à pouvoir connaître toute l’ampleur de cette lésion, tout son poids.

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit: «Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, c'est ainsi que tu en as disposé dans ta bienveillance. Tout m'a été remis par mon Père. Nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger»[2]


C)  L’exercice de la semaine

Cette semaine il convient de discerner avec ton accompagnateur lequel des 2 exercices correspond le mieux à ce qui est bon pour toi. Fais-lui confiance et surtout ne cherche pas à faire les deux car encore une fois il y a un temps pour tout. Et l’un des exercices n’est pas meilleur que l’autre. Le choix de l’exercice dépend du moment où tu en es dans ton histoire, de l’avancé que tu as fait durant dans les dernières semaines…
Même si tu connais ta blessure je t’invite à passer 2 jours sur le 1er exercice.

Si tu ne connais pas ta « Blessure- Mère » :

1)      La recherche de sa Blessure –mère ne peut se faire sans accompagnement, tant psychologique que spirituel. Il existe des gens sont là pour t’aider. Mais cette recherche ne se fait pas en une semaine. Là encore il faut du temps et par ailleurs tout le monde n’a pas besoin de réaliser une psychothérapie. Plus que jamais demande conseil à ton accompagnateur.
2)      N’aies pas peur de regarder ta vie et toutes ses blessures. Puis peu à peu remonte dans le temps blessure après blessure pour arriver à la « blessure – mère ». Ces exercices risquent fort de te vivre des sentiments de culpabilité et de honte. Regrettant tel bien que tu n’as pas fait, telle vie que tu n’as pas sauvée, que tu n’as pas donnée... Mais, ne te détourne pas, pleure cette vie perdue mais doucement pardonne-toi. Tu ne peux revenir en arrière. Rester dans les larmes te replierait sur toi.. Ainsi, délicatement tu apprendras à t’aimer tel que tues réellement.
3)      Alors, et alors seulement, réjouis-toi de l’enseignement qu’elle te donne pour offrir une Vie nouvelle à tous.



Si tu connais ta « Blessure- Mère » :

1)      Laisse-la reposer et ne perd plus ton temps et ton énergie à réfléchir pour savoir si tu aurais dire tels ou tels mots, si tu es responsable, si… si… Le temps n’est plus à l’analyse. Puisque tu connais ta « Blessure- Mère » cela signifie que cette analyse (très importante) a déjà était faite. Et j’espère avec quelqu’un de compétent. Maintenant il convient de laisser le temps œuvrer.
2)      Regarde là où tu donne la Vie. Et quelle vie tu donne. Une maman qui met un enfant au monde est dans la souffrance, mais quand l’enfant est là est dans la joie. Ainsi en est-il pour toi. Ne t’arrête pas à la difficulté, à la douleur que tu ressens. Mais avance.




D)  Les méditations de la semaine

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Attention : cette méditation est à faire entre les 2 exercices si tu fais les deux durant la semaine ou le 6ème jour si tu fais uniquement le 1er exercice. Considère que le mort dont il est question ici est la vie que tu n’as pas donnée, cette vie que tu pleures.
Si 38.16 - 23
Mon fils, verse des larmes sur celui qui est mort ;
Comme un homme cruellement touché, entonne une complainte.
Donne à son corps la sépulture qui lui est due
Et ne néglige pas sa tombe.
Lamente-toi amèrement, pleure à chaudes larmes,
Fais le deuil qu'il mérite,
Un jour ou 2 pour éviter les médisances. Puis console-toi de ta peine.
Du chagrin en effet peut sortir la mort
Et l'affliction du cœur mine les forces.
Dans la détresse, chagrin permanent,
Et le cœur maudit une vie de pauvre.
N'abandonne pas ton cœur au chagrin,
Écarte-le et souviens-toi de la fin.
N'oublie pas, il n'y a pas de retour,
Tu ne seras d'aucune utilité au mort et tu te ferais du mal.
Souviens-toi que son sort sera aussi le tien : Moi hier, toi aujourd'hui.
Dès qu'un mort repose, cesse de songer à lui,
Console-toi de lui dès qu'il a rendu l'âme.

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Le manque d’Adam (Gn 2,18 – 2,25)
1)      La situation de départ : Adam est seul dans le paradis. « Le SEIGNEUR Dieu dit: «Il n'est pas bon pour l'homme d'être seul. Je veux lui faire une aide qui lui soit accordée » mais rien ne lui correspond.
2)      La Blessure : Dieu, après avoir endormi Adam, lui ouvre le coté pour en tirer une côte.
3)      La vie donnée : L'homme s'écria : « Voici cette fois l'os de mes os et la chair de ma chair, celle-ci, on l'appellera femme car c'est de l'homme qu'elle a été prise »
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Job (1 & 2)
1)      La situation de départ : Job est un homme très riche qui possède de très grands biens (maisons, chameaux, troupeaux de petits et gros bétails… mais surtout il craignait Dieu et le servait fidèlement. Par ailleurs, il a 7 fis et 3 filles.
2)      La Blessure : Dieu permet à Satan d’éprouver la foi de Job en lui détruisant tous ses biens, en faisant mourir ses enfants, et enfin, en le meurtrissant jusque dans sa chair.
3)      La Vie donnée : « Nous acceptons le bonheur comme un don de Dieu. Et le malheur, pourquoi ne l'accepterions-nous pas aussi ? »

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Blessure et joie d’Anne (1 Samuel 1 à 2,10)
1)      La situation de départ : Elqana avait deux femmes : Anne et Peninna. Peninna donne naissance a des fils et des filles tandis qu’Anne est stérile.
2)      La Blessure : Cette stérilité est d’autant plus difficile à vivre que Peninna se moque d’elle et lui fait des affronts. Aussi « pleine d’amertume, elle adressa une prière au SEIGNEUR en pleurant à chaudes larmes »
3)      La vie donnée : Anne promet de donner au Seigneur le garçon qu’Il lui donnera. Quelque temps plus tard, Anne mis au monde un fils : Samuel qui devient un des grands prophètes d’israël.

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Joseph vendu par ses frères (Gn 37 à 47)
1)      La situation de départ : Joseph est le fils préfère de Jacob car il est le né dans sa vieillesse et à des songes. Ses frères sont jaloux de lui.
2)      La Blessure : Un jour qu’ils sont en pleine campagne, ses frères le prennent, lui retire sa tunique, le jette dans une citerne puis le vendent.
3)      La vie donnée : Joseph devenu le bras droit de Pharaon, accueille ses frères et toute sa famille en Égypte. Il les sauve de la faim.



LE 7ème Jour : Les deux Voies : Dt 30, 15 à 20


Vois: Je mets aujourd'hui devant toi
la vie et le bonheur,    la mort et le malheur.

Si tu écoute les commandements du Seigneur que je te donne aujourd'hui, si tu aime le SEIGNEUR ton Dieu, tu suis ses chemins, tu garde ses commandements, ses lois et ses coutumes, alors tu vivras, tu deviendras nombreux, et le SEIGNEUR ton Dieu te bénira dans le pays où tu entres pour en prendre possession.

Mais si ton cœur se détourne, si tu n'écoutes pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d'autres dieux et à les servir, je vous le déclare aujourd'hui: Vous disparaîtrez totalement, vous ne prolongerez pas vos jours sur la terre où tu vas entrer pour en prendre possession en passant le Jourdain.
J'en prends à témoin aujourd'hui contre vous le ciel et la terre : C’est la vie et la mort que j'ai mises devant vous, c'est la bénédiction et la malédiction.

Tu choisiras la vie pour que tu vives, toi et ta descendance, en aimant le SEIGNEUR ton Dieu, en écoutant sa voix et en t'attachant à lui. C'est ainsi que tu vivras et que tu prolongeras tes jours, en habitant sur la terre que le SEIGNEUR a juré de donner à tes pères Abraham, Isaac et Jacob.




[1] Si 10.26
[2] Mt 11.25 - 30

5ème semaine : Le péché

Il nous faut maintenant aborder la question du péché. Cette semaine est peut-être la plus difficile de toute cette première période. Mais encore une fois aie confiance, laisse-toi guider et tu trouveras l’unité et la paix pour ta vie.


A)   Le goût de la Vie

Le péché détruit le goût. Petit à petit les saveurs s’atténuent, elles s’éloignent et disparaissent. Doucement, tu perds l’appétit de la Vie. Évidemment, ce n’est pas d’un seul coût que le dégoût entre dans ta vie, dans ton histoire. Même si un jour tu te l’élèves sans le désir de chanter, de sourire. Un peu comme un automate, tu avanceras. Alors bien souvent tu vas vouloir prouver que tu es vivant. Le prouver à toi-même, bien sûr, mais aussi aux autres, à la face du monde. Pas par des actes extraordinaires, mais simplement en vivant des expériences plus fortes. En t’asphyxiant  par ton travail, par des responsabilités qui te prendront de plus en plus de temps, de disponibilité. En t’ensevelissant dans ton corps et en cherchant de nouvelles sensations (alcool, sexe, drogue…) et sans aller jusque là que cherches-tu avec ta cigarette ?
David nous montre bien cet enfermement dans le péché. Dans son aventure avec Bethsabée, il fait tout pour que l’affaire ne soit pas ébruitée (le trompeur agit toujours dans l’ombre). Pour que son image ne soit pas salie il va jusqu’à faire tuer un de ses preux guerriers. L’amour que David avait pour Bethsabée est terni par la mort.
Si le péché détruit en toi le goût de la vie, c’est qu’il te fait habiter dans l’habituel. Pour l’enfant, chaque coucher de soleil est unique, chaque plante, tout être est unique et occasion d’émerveillement. Celui qui s’émerveille se garde du mal. La nuit n’existe que lorsque la lumière disparaît. Comment les ténèbres entreraient dans le soleil? De même les ténèbres t’envahissent lorsque tu ne rayonnes plus de la joie, et que tu veux garder pour toi la lumière. Si le soleil n’éclaire plus, quelle tristesse!

B)   Le lieu du salut

Dans la genèse, Adam est dans un jardin. C’est dans un jardin qu’il désobéit, qu’il se cache. C’est dans le même jardin que Dieu vient le chercher, que Dieu demande : « Où es-tu ? ». C’est dans un jardin encore que Jésus se laisse arrêter pour être condamné, et enfin c’est dans un jardin qu’il ressuscite. Ainsi le lieu où l’homme s’est séparé de Dieu devient le lieu où Dieu retrouve l’homme. Le lieu où Il vient à sa rencontre. Le lieu où, non seulement, Il lui redonne sa dignité première mais il va plus loin en lui pardonnant, en faisant de l’homme un fils, un temple sacré où Il demeurera. Cette question Dieu ne cesse de te la poser. Il a même envoyé Son Fils à ta rencontre : « Où es-tu ? ». Bien sûr, toi aussi, comme les premiers disciples de Jésus, tu lui as demandé « où demeures-tu ?[1] ». Et ta recherche fut même plus forte dans les moments difficiles. Lorsque dans la nuit, tu criais à Dieu « Où étais-Tu quand ma femme, mon frère, mon enfant, sont morts ? Où es-tu quand les hommes s’entretuent ? Où demeures-tu, quand ma femme, mon mari, les amis me trahissent et que je reste seul ? … » Mais cette rencontre ne peut être que dans ce Jardin que tu veux fuir. Ce lieu où tu te caches, de toi (en premier), des autres, et de Dieu.
Es-tu responsable, par tes fautes, de tous les malheurs qui te frappent ? Est-ce Dieu ? Mais nous savons depuis Job et l’Ecclésiaste que « Tout est pareil pour tous, un sort identique échoit au juste et au méchant, au bon et au pur comme à l'impur, à celui qui sacrifie et à celui qui ne sacrifie pas ; Il en est du bon comme du pécheur, de celui qui prête serment comme de celui qui craint de le faire.[2] » Regarde une toile d’araignée. Elle est faite de telle manière que lorsqu’une petite secousse se produit à un endroit toute la toile vibre, elle est solidaire de cette vibration. Si tu élèves un endroit, toute la toile s’élève, si tu l’abaisses, tout s’abaisse. Or, il en va de même pour les hommes. Nous sommes en communion les uns avec les autres dans le malheur comme dans le bonheur. Ainsi lorsque tu te fais du mal, ce n’est pas seulement à toi que tu fais du mal mais à tous. 


C)   Le péché damnation ou enseignement ?

Si la première faute est celle d’Adam, le péché le plus scandaleux est la mise à mort de Jésus-Christ. Et pourtant c’est parce que le Christ est mort que nous avons connu sa résurrection. Saint Augustin ira jusqu’à dire : « bienheureuse faute qui nous a valu un tel rédempteur. » En effet, il y a trois manières de regarder le péché que je commets. Les deux premières m’enferment, la troisième m’enseigne.
Soit, tu ne reconnais pas tes fautes et tu te penses libre et vierge de tout mal. Ceci t'enchaîne dans le mensonge. Tu n’es pas vrai devant toi, devant les autres, la création, Dieu. C’est l’exemple du peuple hébreu qui fatigué d’attendre que Moise descende de la montagne se donne un dieu qu’il fabrique de toute pièce. De la même façon, lorsque tu te fabriques de faux prétextes pour justifier ce que tu sais être un mal.
Soit, je reconnais mon péché mais en le regardant comme des pierres qui viennent faire peser la balance du jugement et finissent par me damner. C’est ainsi que Juda va se pendre. Juda n’a pas compris que l’acte qu’il a posé (livrer Jésus) apporte le salut à tous les hommes et révèle de manière éclatante l’infinie bonté de Dieu pour l’humanité. Il ne voit pas toute la portée de son acte. S’il avait attendu 4 jours, il aurait vu la merveille de la Résurrection. Toi aussi bien souvent tu juges ton comportement soit avec douceur (on vient de le voir) soit trop durement. Mais le jugement appartient à Celui qui est. Remets tout dans ses mains, tu ne seras jamais trop loin pour lui… Tu sais
La troisième et dernière possibilité face au péché est celle de saint Pierre. Comme Juda, il a trahit Jésus, 3 fois il l’a renié. Mais au lieu  de se pendre, il sort et il pleure. Il pleure sur lui-même, sur sa faute, sa lâcheté… Alors, après sa résurrection, Jésus vient le chercher. Lui redire son amour. Lui donner une nouvelle Vie, une vie au service de tous les hommes.
Le péché est maladie. Pour guérir, il faut reconnaître que l’on est malade, puis se soigner grâce au médecin qui est là pour nous.


D)  L’exercice de la semaine

Cette semaine l’exercice, comme pour les semaines précédentes, se déroulera en trois temps :

1)      Avant toutes choses, les trois premiers jours : Quel est ton goût de la Vie, pour la Vie ? Regarde là où tu avais du goût et où aujourd’hui tu ne l’as plus ? Particulièrement les goûts les plus simples de la vie ordinaire, ces petits gestes (manger, marcher, être présent où je suis…) de notre existence qui transforme notre vie lorsqu’ils sont posés avec Amour. Quel goût a ta vie ?

2)      Maintenant : regarde tes fautes, ces lieux où Dieu vient à ta recherche où te caches-tu ? Ce lieu peut être aussi bien dans ton corps, ton âme, ton esprit, tes sentiments. Regarde ensuite : de qui, réellement, te caches-tu ? De toi-même, de l’autre (mari, femme, fiancer…) des autres (les amis, les collèges de travail), de Dieu ? Et demande pardon.

3)      Enfin, regarde toutes ces fautes, tous ces péchés qui sont autant de poids qui pèsent sur tes épaules et demande-toi en quoi elles sont des damnations et en quoi elles t’enseignent. Cette question est difficile là plus que pour les autres semaines je t’invite à te faire aider de ton accompagnateur. Et ne pas te mentir. Ici plus ailleurs, nous avons tendances à fuir à ne pas nous regarder en face… courage.


Que la Paix de Dieu te guide sur ce chemin de purification et d’Amour.




E)   Les méditations de la semaine


Le double péché de David (2 S 11)
1)      La situation de départ : Tandis que son armée combat pour lui, David est séduit par la beauté de Bethsabée, la femme de Uri le Hittite. Uri est un des preux du roi David.
2)      Le péché : David couche avec Bethsabée et celle-ci devient enceinte.
3)      L’enfermement : David tente de corrompre Uri pour camoufler sa faute. Mais ce dernier, refuse de prendre du repos et de dormir dans le palais tandis que ses compagnons d’armes sont sous des tentes. David le fait tuer pour cacher son péché

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David reconnaît son péché (2 S 12, 1 à 13)
1)      La situation de départ : David pense que personne ne connaît son crime. Mais Nathan, le prophète, vient le trouver et le met devant ses actes. Il lui annonce la mort de l’enfant de Bethsabée. Dieu est maître de la vie et de la mort.
2)      La libération : David reconnaît sa faute et demande pardon à Dieu. Il chante le Psaume 51 (50) et implore la miséricorde de Dieu
3)      La réponse : David épouse Bethsabée, et de leur union naît un nouveau fils : Salomon, le sage.

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Le veau d’or (Ex. 32,)
1)      La situation de départ : Israël est dans le désert, il attend le retour de Moïse qui est sur la montagne. Le Peuple a déjà l’expérience de Dieu. Il a traversé la mer rouge à pied sec…
2)      Le péché :
3)      La réponse :
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L’enfermement de Judas (saint Matthieu. 27, 3 - 5)
1)      La situation de départ : Judas livre Jésus. On ne connait pas les intention de Judas lorsqu'il livre Jésus mais il commet l'acte et le reconnait 
2)      Le péché : Judas le dit lui-même :  "J'ai péché en livrant un sang innocent" 
3)      L’enferment : Judas ne crois que Jésus peut le sauver et s'enferme dans l'acte qu'il a poser et choix la mort.



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La libération de saint Pierre (Jn 21, 1 à 19)
1)      La situation de départ : saint Pierre à renier 3 fois Jésus au moment de son procès. Après la résurrection, il part à la pêche et retrouve Jésus après une pêche miraculeuse.
2)      L’enseignement : 3 fois Jésus demande à Pierre : « M’aimes-tu ?» rappelant ainsi la triple trahison et lui montrant la voie de son salut. Pierre ne peut donc pas s’enorgueillir, ni condamner qui que ce soit car il a lui-même posé des actes qu’il ne voulait pas. Après cela il peut entendre Jésus l’appeler.
3)      La réponse : « Suis-moi »


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LE 7ème Jour : Psaume 51 (50) : Miserere

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour
Selon ta grande miséricorde efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Car je reconnais mes torts, j'ai toujours mon péché devant moi.

Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait,
Ainsi tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire
Voici, je suis né dans la faute j’étais pécheur dés le sein de ma mère.
Voici, tu veux au fond de moi la vérité, tu me fais connaître la sagesse.

Purifie avec l'hysope et je serai pur;
Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige
Fais que j'entende l'allégresse et la joie,
Ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne-toi de mes fautes, enlèves tous mes péchés.
Crée pour moi un cœur pur, Dieu ; Affermis en moi un esprit neuf.
Ne me rejette pas loin de toi, ne me reprends pas ton esprit saint;
Rends-moi la joie d'être sauvé, que l'esprit généreux me soutienne!

J'enseignerai ton chemin aux pécheurs, les égarés reviendront vers toi.
Mon Dieu sauveur, libère-moi du sang; que ma langue crie ta justice!
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche proclamera ta louange.

Tu n'aimerais pas que j'offre un sacrifice,
Tu n'accepterais pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plait à Dieu, c'est un esprit brisé;
Tu  ne rejettes pas un cœur brisé et broyé.

Accorde le bonheur à Sion, rebâtis les murs de Jérusalem.
Alors tu aimeras de justes sacrifices, oblations et holocauste;
Alors on offrira des taureaux sur ton autel.





Prière d’offrande


Père, aujourd’hui je remets ma vie entre tes mains pour te servir à l’image de Jésus-Christ, l’Unique Serviteur, Notre Seigneur.

Voici mes pieds, attache-les à la croix de ton Fils pour qu’ils suivent Son Chemin
Voici ma tête couvre-la de Son Humilité pour
Que j’accomplisse Ta volonté 
Que mes yeux montrent Ta Lumière   
Que ma bouche proclame Ton Verbe.
Voici mes mains transperce-les de Ta grâce pour que sans fin elles se lèvent pour bénir et guérir.
Voici mon cœur ouvre en lui cette blessure qui permettra à ton Amour de jaillir et de se répandre sur tous les hommes.
Voici tout mon être fait qu’il rayonne de Ta Joie.

Enfin, Père infiniment bon, je t’offre toutes mes relations familiales et amicales, ces rencontres d’un instant ou d’une vie. Fais que nous édifiant les uns les autres nous devenions des saints et que rempli de ta paix nous illuminions le monde, par Jésus ton Fils.



[1] Jn 1.38
[2] Qo 9.2

4ème semaine : L’humilité

Pourquoi parler de l’humilité après la Joie ? Car la véritable humilité est source de grande Joie

A)  La Vraie humilité

Je dis la vraie humilité car elle a de faux amis. L’un consiste à se dévaloriser. Sous prétexte d’humilité, je me rabaisse et me je méprise le travail ou le bien que j’ai accompli. L’une des formes courantes de cela est mise en relief lorsque j’ai rendu un service et qu’après que l’on m’est remercié, je réponds : « Non, ne me remercie pas, ce n’est rien ». C’est un mensonge puisque l’acte que j’ai posé, est posé, il existe. Mais si je dis cela, c’est souvent que je ne sais quoi faire du remerciement. C’est simple, il faut le rendre à Dieu. À l’exemple de Raphaël lorsque Tobie veut le remercier pour tout ce que l’ange à fait pour lui, pour son fils et sa belle-fille Sara. Comme il le souligne, ce qu’il a fait, il l’a fait parce que Dieu l’a permis et lui-même n’est que serviteur.
Une autre fausse humilité est de s’élever ou de s’abaisser devant les hommes. Or ce qui juste, c’est d’être à sa place. Lorsque Paul est accusé d’ambition et de faiblesse, il ne dit pas : « vous avez raison. ». De même il ne se tait pas non plus. Ce sont là deux attitudes de faiblesse. Mais il fait son propre éloge et met sa gloire en Dieu : « Que celui qui s'enorgueillit mette son orgueil dans le Seigneur[1] ». Il ne se rabaisse pas. En effet, ce n’est que devant Dieu qu’il faut s’humilier. Nous sommes tous Ses serviteurs. Non seulement les hommes mais aussi les anges et même les chérubins qui brûlent de son Amour. Or, si nos fonctions sont différentes, en sommes nous plus grands ou plus petits ? Non, nous avons Un seul Maître et Seigneur.
À l’exemple du corps composé de plusieurs membres, nous ne formons qu’un unique corps. Là lune ne cherche pas à prendre la place du soleil, le chant de l’oiseau ne rivalise pas avec le cri de la carpe. Le lys ne peut comparer sa beauté avec la rose… Mais toutes ces choses, dans leur ordre et à leur place, chantent et montrent la beauté de Dieu. Elles le servent sans fin et sans orgueil. Elles ne sont rien par elles-mêmes. Baise donc la tête devant le Seigneur, et devant Lui seul. C’est de lui que tu tiens l’existence et la vie. Mais ne le fais pas par devoir, fais-le avec le cœur. Si tu le fais avec cette attitude tout sera plus facile, tout sera à sa place.
La vraie humilité t’élève.

B)  Qu’as-tu que tu n’aies reçu :

Certains hommes disent : « je me suis fait tout seul! » Fou et insensé qu’ils sont! Qu’as-tu que tu n’es reçu ? Regarde bien. Bien sûr, tu peux dire que tu travailles, que tu gagnes ta vie… Mais avec quoi fais-tu tout cela ? D’où viennent les pierres avec lesquelles tu bâtis ta maison ? Certes, tu es, peut-être aller loin les chercher. Mais ce n’est pas toi qui les as créés. Elles attendaient pour te servir. Lorsque l’homme naît, il naît avec trois dettes : Une envers Dieu; Une envers ses Parents; Une envers la société et la création.
Est-ce toi qui t’es donné la vie ? « Nul ne peut payer à Dieu sa rançon : aussi cher qu’il puisse payer toute vie doit finir. Peut-on vivre indéfiniment sans jamais voir la fosse ?[2] » Qui t’a donné les talents que tu as ? Ton intelligence, ta force, tous ces dons artistiques… Certes, cela t’a demandé du travail, de la patience, du courage, pour les développer, les faire fructifier Mais si tu n’avais pas eu en toi ce potentiel, cette soif, qui te fait vivre aurais-tu avancé ? Tout cela, Dieu te l’a donné gratuitement. Aujourd’hui, encore il te le donne, Il te donne la Vie. Vas-tu la garder pour toi, pour ton plaisir ou pour servir ?
Est-ce toi qui as choisi tes parents ? Ta famille ? Ton pays ? Tout cela tu le reçois gratuitement. Tes parents, ta famille, ton pays t’ont rejeté ? Tout cela est une blessure grave dont nous reparlerons la semaine prochaine. Mais ne t’enferme pas dans cette blessure Qu’elle soit pour toi un appel pour grandir et développer tes talents. Quelque soit les difficultés que j’ai avec mes parents, je sais qu’ils m’ont donné la vie, et ce que je suis.
Si tu ne connais pas l’humilité, alors, tu diras à la fin de ta vie avec Qohéleth : « Vanité des vanités, vanité des vanités, tout est vanité[3] » Il est vrai que tout semble inutile si tout n’est pas à sa place. Mais si tu sers, alors tu goûteras la Joie sans fin. Accepte-toi tel que tu es. Encore une fois, ne te compare avec personne car tu es unique. S’accepter tel que je suis cela veut dire ne pas me mentir et ne pas tricher avec ni avec mon esprit, ni avec mes sentiments, ni avec mon corps. Si tu es une fille, comment est-ce que je me maquille ? Je ne rejette pas l’idée de te « faire belle » de temps en temps. Mais si c’est un rejet de ton corps, de tes cheveux… Alors tu te fermes. Ta vraie couleur et celle de ta beauté. Cela est la même chose si tu méprises ton corps. C’est toi que tu méprises. Si tu es un garçon regarde les vraies raisons qui te mobilisent, pourquoi fais-tu du sport ?

C)  L’exemple de l’outil :


Tu es un outil sacré. Sacré car Dieu a fait l’homme « Un peu moindre qu’un dieu le couronnant de gloire et d’honneur (…) mettant tout chose à ses pieds[4] » Et tu es un outil car tu es à son service. La vraie humilité est d’être à sa place prêt pour le service. Si l’outil est prêt, il peut être pris par l’Artisan n’importe quand. Mais s’il se laisse rouiller en traînant dans la boue, alors, il ne sert plus. Regarde, Moïse. « Moïse était un homme très humble, plus qu'aucun homme sur terre[5] » et parce qu’il était prêt, il a pu répondre à l’appel de Dieu. Il a été le premier à recevoir le Nom de Dieu[6], il est allé parler à pharaon, il a guidé le peuple dans le désert,, il a parlé à Dieu face à face… Mais de tout cela il ne s’en est pas enorgueilli car il se connaissait simple serviteur. Simple outil dans la main du Maître.


Ce qui t’éloigne de Sa main, ce n’est pas ton « je » personnel. Abraham, Moise, David, Jean-Baptiste… disent « je » devant Dieu. Ton chemin est unique. Ton individualité est bonne aussi. Lorsque tu fais un travail, c’est bien toi qui le fais et non pas le chat de la voisine. Ce qui t’éloigne de Sa main, c’est de ne pas être à ta place. De prendre pour toi ce qu’il fait par toi. De ramener tout à toi. Que ton « je » occupe toute la place. Ton « moi » dresse un mur entre toi et les autres. Entre toi et Lui, La Lumière. Plus le « Moi » prend, plus le mur grandit, je suis dans l’obscurité et les ténèbres m’envahissent. Jean-Baptiste est un très bon exemple, lorsque c’était son temps, il s’est dépensé sans compter annonçant la bonne nouvelle et baptisant. Puis dès qu’il voit Jésus, il comprend que son temps est fini et il laisse la place.

Pour terminer 2 points importants :
La Liberté, c’est Le Servir et Lui Seul
La Pureté, c’est : tout est à sa place



D)  L’exercice de la semaine


Cette semaine l’exercice se divisera en 3 temps de 2 jours chacun :
1.      J’ai une dette envers Dieu : Je regarderai donc tout ce qu’il m’a donné, la vie, l’intelligence, les dons particuliers (des langues, du bricolage, de la peinture, du service…) regarder comment non seulement il me les a donnés à ma naissance mais comment il me les prodigue toujours aujourd’hui. Puis le remercier pour tout cela.
2.      J’ai une dette envers mes parents : regarder comment ils m’ont transmis la vie. En particulier, ma mère qui m’a porté durant 9 mois et a souffert pour moi. Comment ils m’ont élevé, éduqué… Quel amour ils m’ont prodigué et combien je leur suis redevable. Si mes parents m’ont abandonné ou rejeté (pour toutes sortes de raisons : divorce, mort…) le regarder et voir dans cette blessure non une entrave mais un appel et voir comment, avec l’aide de Dieu,  je suis devenu tel que je suis aujourd’hui. C’est à dire un être avec des faiblesses et des forces. Puis les remercier.
3.      J’ai une dette envers la société et la création : regarder combien au cours de ma vie, les amitiés, les rencontres d’un instant ou d’une vie, m’ont porté, soutenu, guidé. Regarder combien les professeurs m’ont enseigné, les médecins m’ont soigné et me soignent toujours. Le boulanger, le chauffagiste… combien tous participent à mon bonheur.          
Regarder aussi combien la nature m’a aidé. À me détendre quand j’étais stressé et fatigué. À découvrir sa beauté, la gratuité…Puis remercier.
Le 7ème jour prendre un long temps de prière devant Dieu pour me présenter à Lui tel que je suis et Lui rendre grâce de sa bonté.
Le 7ème jour prendre un long temps de prière devant Dieu pour me présenter à Lui tel que je suis et Lui rendre grâce de sa bonté.
Enfin il est très profitable, durant cette semaine, d’écrire à l’un ou l’autre de mes amis pour lui dire merci de ce qui apporte (ou a apporté) dans ma vie.

A)  Les méditations de la semaine

L’Humilité de Raphaël (Tobie 12)
1)      La situation de départ : Raphaël a donné à Tobie la joie de trouver une épouse et de retrouver un père en bonne santé
2)      L’acte d’humilité : 
3)      La réponse :.

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Les membres d’un même corps (1 Co 12)
1)      La situation de départ : le corps humain est composé de plusieurs membres et c'Es ensemble qu'ils forent UN SEUL corps.
2)      L’acte d’humilité :
3)      La réponse :.


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Marie reçoit la Visite de L’ange (Lc 1, 26 - 38)
1)      La situation de départ :
2)      L’acte d’humilité :
3)      La réponse :

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Moïse : le plus humble des hommes (Nombre 12)
1)      La situation de départ :
2)      L’acte d’humilité :
3)      La réponse :
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LE 7ème Jour : Jean-Baptiste (Jn. 3, 22 à 36)

Après cela, Jésus se rendit avec ses disciples dans le pays de Judée ; il y séjourna avec eux et il baptisait. Jean, de son côté, baptisait à Aïnôn, non loin de Salim, où les eaux sont abondantes. Les gens venaient et se faisaient baptiser. Jean, en effet, n'avait pas encore été jeté en prison.
Or il arriva qu'une discussion concernant la purification opposa un Juif à des disciples de Jean. Ils vinrent trouver Jean et lui dirent:
«Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, celui auquel tu as rendu témoignage, voici qu'il se met lui aussi à baptiser et tous vont vers lui».
Jean leur fit cette réponse: «Un homme ne peut rien s'attribuer au-delà de ce qui lui est donné du ciel. Vous-mêmes, vous m'êtes témoins que j'ai dit: "Moi, je ne suis pas le Christ, mais je suis celui qui a été envoyé devant lui". Celui qui a l'épouse est l'époux ; quant à l'ami de l'époux, il se tient là, il l'écoute et la voix de l'époux le comble de joie. Telle est ma joie, elle est parfaite.
Il faut qu'il grandisse et que moi, je diminue.
Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre et parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel témoigne de ce qu'il a vu et de ce qu'il a entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Celui qui reçoit son témoignage ratifie que Dieu est véridique.
En effet celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, qui lui donne l'Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis en sa main. Celui qui croit le Fils a la vie éternelle; celui qui n'obéit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui».



[1] 2 Co. 10 à 12
[2] Ps 48 (49), 8 & 9
[3] Qo 1.2
[4] Ps. 8
[5] Nb 12, 3
[6] Ex 3, 14

3ème semaine : La Joie

Voici la 3ème semaine, peut-être te demande-tu si ce travail est vraiment utile et les choses ont l’air un peu décousues. Aie confiance. Chaque chose prendra sa place le moment venu. Mais le fait d’avancer peut éclairer des points déjà regardés. Note-les et avance. Ne fuit pas dans l’habituel.


A)  La distinction Joie et Plaisir

Avant de te parler de la Joie, je vais te parler du plaisir. Le plaisir est apparence de Joie. Or tu aspires de toutes tes forces au bonheur. La plus petite de tes cellules désire cette joie. Aussi, quand tu vois l’apparence de Joie, tu peux te tromper. Le Trompeur utilise le plaisir pour te détourner de la vraie Joie. La Joie se reçoit, le plaisir se prend. Ne dit-on pas : « je prends plaisir à faire telle ou telle action »? Le plaisir est partiel il y a des plaisirs sexuels, des plaisirs de l’intelligence, gastronomiques, physiques…
La Joie est une. Elle saisit tout l’être. Mieux elle unifie la personne, la construit dans son unité (corps, esprit, sentiments, âme).
Ainsi la rencontre de l’homme et de la femme peut être source d’une grande Joie si elle est communion de l’âme, de l’esprit, de sentiment puis du corps. Mais, elle ne peut être source de plaisir si cette communion n’existe pas. L’histoire d’Ammon avec sa sœur Tamar[1] montre combien cette quête du plaisir replie l’homme sur lui-même. Ce plaisir, une fois pris ne conduit pas à l’épanouissement de l’Amour, à la recherche du bien de l’autre. Mais, au contraire, il conduit à la haine et au mépris de soi et de l’autre.


La Joie est un feu et le plaisir c’est lorsque je garde ce feu pour moi. Il me consume et brûle. Le retour de flamme est d’autant plus violent que je veux saisir et assouvir ma passion, que je veux prendre possession de l’autre. Mais ne condamne pas le plaisir car, comme nous le verrons plus tard, il a son utilité, il sert aussi Dieu. Toi, entre dans la Joie qui ne finit pas et qui ne commence pas. La vraie Joie n’a ni début ni fin car elle t’habite déjà. Seule son intensité varie. C’est pour cela que tu ne la perçois pas toujours… et peut-être même difficilement !

B)  OÙ trouver la Joie ?

Saint Paul nous dit dans la 1ère lettre aux Thessaloniciens : « restez toujours joyeux ». Mais peut-on se forcer à être joyeux ? Souvent, l’homme voit le bonheur comme quelque chose qu’il faille conquérir, comme quelque chose d’extérieur à lui, et il courre pour le trouver. Or, ce bonheur est au fond de lui. Mais, comment descendre dans le profond de mon être ? C’est une question complexe et je vais y répondre de plusieurs manières. Regarde ton corps, tu manges, tu bois, tu absorbes toutes sortes de nourriture et ton corps les transforme en énergie, en force de vie. Sans cesse, de multiples énergies traversent ton corps ; lui qui est terre, il ressent l’influence de la lune du soleil, des planètes, de la terre… Toutes ces énergies que tu reçois ne sont ni bonnes ni mauvaises, mais c’est à toi de les transformer. Soit en en les laissant au niveau de la terre et elles deviendront destructrices : tristesse, guerres… . Soit en les élevant vers Dieu et en les Lui donnant, elles deviendront Vie et Joie. Alors elles te construiront et avec elles ton être s’élèvera. Alors tu connaîtras la Joie, elle est unique, tu es faite pour elle.
Ce que je dis du corps est vrai pour tes sentiments ou tes pensées. Tu vois combien tes sentiments influencent tout ton être, la manière que tu as de regarder les choses, tes relations… Eh bien, offre à Dieu toutes ces énergies et transforme-les en Joie. Cela ne veut pas forcément dire en gaieté, mais en joie créatrice. Et par la force de Dieu qui habite en ton cœur, tu renouvelleras la face de terre. Toutes ces énergies si elles sont données sont sources inépuisables de Joie car elles sont créatrices et viennent directement de Dieu
La joie se reçoit. Regarde Zacharie et Marie, tous les deux ont la visite de l’ange. À chacun, il annonce la Joie. Mais Zacharie ne croit pas. Aussi il est réduit au silence, et il ne pourra parler qu’à la naissance de Jean-Baptiste. Marie accueille cette nouvelle, même si elle ne comprend pas comment cela possible. Cette joie qui remplie tout l’être de Marie, la pousse à aller chez sa cousine Élisabeth, elle aussi accueille la joie qui lui est apportée par Marie. Nous assistons, alors, à un véritable tourbillon de Joie que Marie exprime dans son Magnificat. Remarquable chant d’allégresse qui partant de son propre bonheur va jusqu’à Dieu pour redescendre sur tout Israël et la postérité d’Abraham. On trouve cette même force de louange chez Tobie lorsqu’il rend grâce à Dieu. Son cantique s’élargit à toutes les contrées de la terre. Toi aussi, moi aussi, tous nous sommes invités à entrer dans cette joie qui ne finit pas, elle ne commence pas, car elle est un avec Dieu, elle est éternelle.
S’il te plait entre dans cette Joie. Prête-toi sans réserve à la joie de vivre. Cela te semble difficile car tu as des soucis. Alors, souris. Souris le matin, souris le soir, dans ton travail, à la maison… Le sourire transforme le monde. Il n’élèvera pas ton âme mais ton corps et si ton corps est plus léger, tu entreras plus facilement dans la plénitude de la Joie.
Tout à l’heure, je t’ai dit que la joie n’est pas la gaîté. Écoute et comprend bien. Lorsque Le Christ va donner sa vie, juste avant de vivre sa passion et de souffrir, il invite les disciples à la Joie. Il ne s’agit évidemment pas de gaîté mais de cet état de l’âme qui est en communion avec le Père. Comme dit l’Ecclésiaste : « avec un visage triste, on peut avec le cœur dans la Joie[2] ». La gaîté est ce qu’il y a en surface. La Joie à laquelle tu es invité est en profondeur. Vois, la mer peut être très agitée en surface mais les mouvements de fond sont très calmes et sereins. Ainsi, tu comprends que la Joie et le sourire n’ont pas de contraire. L’inverse de la tristesse et des larmes est la gaîté et le rire. Le sourire et la Joie sont gratuits. Tu peux toujours les donner. Lorsque tu ne souris pas, c’est que tu manques de Joie ou plutôt que, par des tracas, tu empêches la Joie qui t’habite de rayonner. Pourtant tu peux connaître la joie qui n’a pas de pause.
Comment donne-t-on à un enfant le goût à la Vie ? Par le jeu. En jouant, l’enfant trouve de la Joie, il apprend et, plus il a de la Joie, plus il a soif d’apprendre. Si tu fais le jeu à sa place, la joie n’est pas donnée et il n’apprend pas… il devient paresseux. La Joie indique le lieu où nous avons faim d’apprendre, de donner, elle montre là où est notre vocation, notre tache, notre mission. L’enfant en jouant s’est donné à la Joie et il s’est oublié lui-même. Il a oublié son Moi. Or la vie est un grand jeu et nous sommes tous des enfants. Joue là où est ta Joie. Et tu seras à ta place Attention, le Jeu de la vie demande souvent un vrai travail, un travail de tout l’être (âme, corps, esprit, sentiments), mais il est joie et non pesant fardeau.

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger.»
Mt 11.29


C)  L’exercice de la semaine

Comme pour la semaine dernière, pour les demandes, l’exercice est en 2 temps :
a)      Regarde là où tu prends du plaisir et là où tu reçois la Joie. Regarde bien et demande-toi pour chaque plaisir : « En quoi est-ce un plaisir, et non une Joie ? » Puis « Comment transformer ce plaisir en Joie » N’aie pas peur de ce que tu trouveras. Cela fait partie de toi. C’est une force qui sommeille et qui demande à être réveillée pour construire le Nouveau Monde. Ce premier exercice durera les 3 premiers jours de la semaine
b)      Les trois jours suivants, tu regarderas la Joie qui rayonne autour de toi, à travers toi. Et maintenant tous les soirs, en te souvenant que c’est Dieu qui est à l’origine de toute Joie, tu devrais être capable de dire dans ta prière : « Aujourd’hui, Seigneur, malgré ma faiblesse j’ai apporté, j’ai donné Ta Joie sur la terre. » Pour t’aider, tu noteras, qui (ou ce qui) t’a réjoui, pour qui tu as été signe de Joie. L’acte que tu fais ne dépend pas de la réception, de la manière dont il est reçu. Toi donnes, mais n’impose jamais. Tu noteras uniquement cette semaine car la Joie, que tu transmets, doit être gratuitement donner.
Le 7ème jour, tu réjouiras le cœur de Dieu. Fais un cadeau à Dieu. Trouve le moyen que tu veux mais réjouis son cœur. Ne cherche pas des choses difficiles. Ne réfléchis pas durant des heures. Ouvre ton cœur, il T’instruira.


D)  Les méditations de la semaine

Ammon et Tamar (2 Samuel 13)
1)      La situation de départ : Ammon est épris de sa sœur Tamar. Mais son désir s’oppose à la virginité de Tamar. Sa recherche de plaisir le rend malade. Il ment au roi pour prendre plaisir avec Tamar.
2)      La prise du plaisir : Ammon ordonne à Tamar de coucher avec lui. Il n’entend pas Tamar qui veut bien se donner à lui si le roi accepte. Ammon refuse toute liberté à Tamar qui devient sa victime. Il la viole, et s’enferme dans son désir.
3)      L’enfermement : Ayant réduit sa sœur à son désir individuel, Tamar ne peut rien donner puisque tout lui a été volé. Au lieu de donner la Joie, son action conduit à la haine et au rejet de l’autre.

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L’ange annonce la naissance d’un fils à Zacharie (Luc 1, 5 à 25)
1)      La situation de départ : Zacharie est prêtre en service dans le Temple. Il connaît la longue histoire d’amour entre Dieu et son peuple.
2)      La Joie donnée : la promesse de la naissance d’un fils et que cet enfant sera la Joie pour beaucoup.
3)      Le refus de la Joie : Zacharie ne croit pas et ne reconnaît pas l’œuvre de Dieu qui pourtant s’est déjà manifesté de la même façon avec Abraham et Isaac, Anne et Samuel…

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Marie reçoit la Visite de L’ange (Lc 1, 26 - 38)
1)      La situation de départ : la création attend, l’humanité attend, le peuple d’Israël, Dans son village de Nazareth, une jeune femme, vierge, Marie, attend la réalisation de la promesse de la venue d’un Sauveur, du Sauveur.
2)      La Joie donnée : L’ange Gabriel invite Marie à la Joie. Il lui annonce que c’est elle qui a trouvé grâce aux yeux du Seigneur Et que c’est elle qui est choisie par Dieu pour donner naissance au Sauveur.
3)      L’accueil de la Joie : « Marie dit alors: «Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu l'as dit»! Et l'ange la quitta. »

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Elisabeth reçoit la visite de Marie (Luc, 1, 39 à 56)
1)      La situation de départ : Aussitôt après l’annonce de l’ange, Marie part voir sa cousine Élisabeth. Elle porte en elle le Sauveur.
2)      La Joie donnée : L’enfant (Jean-Baptiste) tressaille de Joie dans le ventre de sa mère (Élisabeth) en accueillant la visite de son Seigneur qui est dans le ventre de Marie. Élisabeth remplie de la Joie de son fils proclame son bonheur.
3)      L’accueil de la Joie : Marie accueille la Joie que lui donne sa cousine Élisabeth et chante son Magnificat. Puis elle reste avec sa cousine.
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Naissance de Jean-Baptiste (St Luc, 1, 57 à 80)
1)      La situation de départ : Zacharie est muet. Durant neuf mois. Dans son mutisme, il a entendu les prodiges que Dieu a réalisés autour de lui. Il a vu Marie éclater de Joie devant sa cousine et chanter son Magnificat.
2)      La Joie donnée : elle est double. La naissance de Jean-Baptiste et l’acte de Zacharie qui nomme l’enfant. Cet acte lui permet de retrouver la parole et de chanter sa joie devant tous. Zacharie ne s’émerveille pas pour lui-même, mais bien pour le don que Dieu fait à son peuple de ce petit enfant.
3)      L’accueil de la Joie : Jean-Baptiste naît à la vie. Zacharie naît à la paternité. Pour être fils, il faut un père. Pour être père, il faut un fils. L’un et l’autre se donne sans fin la Joie de leur être de fils et de père.

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LE 7ème Jour : Tobie 13

Le vieux Tobie, ouvrant la bouche, bénit le Seigneur en disant: " Vous êtes grand, Seigneur, dans l'éternité, et votre règne s'étend à tous les siècles.
2 car vous châtiez et vous sauvez, vous conduisez au tombeau et vous en ramenez, et il n'est personne qui puisse échapper à votre mains.
3 Célébrez le Seigneur, enfants d'Israël, et louez-le devant les nations.
4 Car il vous a dispersés parmi les nations qui l'ignorent, afin que vous racontiez ses merveilles, et que vous leur fassiez connaître qu'il n'y a point d'autre Dieu tout-puissant que lui seul.
5 Il nous a châtiés à cause de nos iniquités, et il nous sauvera à cause de sa miséricorde.
6 Considérez comment il a agi envers nous, et bénissez-le avec crainte et tremblement, et glorifiez par vos oeuvres le Roi des siècles.
7 Pour moi, je veux le bénir dans ce pays où je suis captif, parce qu'il a fait éclater sa gloire sur une nation criminelle.
8 Convertissez-vous donc, pécheurs, et pratiquez la justice devant Dieu, dans la confiance qu'il vous fera miséricorde!
9 Pour moi, je me réjouirai en lui de toute mon âme.
10 Bénissez le Seigneur, vous tous qui êtes le peuple choisi; célébrez des jours de joie et chantez ses louanges!
11 Jérusalem, cité de Dieu, le Seigneur t'a châtiée à cause des oeuvres de tes mains.
12 Glorifie le Seigneur par tes bonnes oeuvres, et bénis le Dieu des siècles, afin qu'il rebâtisse en toi son sanctuaire, qu'il rappelle à toi tous les captifs et que tu te réjouisses dans tous les siècles des siècles.
13 Tu brilleras d'une éclatante lumière, et tous les pays de la terre se prosterneront devant toi.
14 Les nations viendront à toi des contrées lointaines, apportant des présents, elles adoreront dans tes murs le Seigneur, et considéreront ta terre comme un sanctuaire;
15 car elles invoqueront le grand Nom au milieu de toi.
16 Seront maudits ceux qui te mépriseront, condamnés ceux qui te blasphémeront, bénis ceux qui t'édifieront.
17 Et toi, tu te réjouiras dans tes enfants, parce qu'ils seront tous bénis et se rassembleront auprès du Seigneur.
18 Heureux tous ceux qui t'aiment et qui se réjouissent de ta paix!
19 Mon âme, bénis le Seigneur, parce qu'il a délivré Jérusalem, sa ville, de toutes ses tribulations, lui, le Seigneur, notre Dieu!
20 Heureux serai-je, s'il reste des rejetons de ma race pour voir la splendeur de Jérusalem!
21 Les portes de Jérusalem seront bâties de saphirs et d'émeraudes, et toute l'enceinte de ses murailles, de pierres précieuses.
22 Des pierres d'une blancheur immaculée formeront le pavé de ses places, et l'on chantera dans ses rues: Alléluia!

23 Béni soit le Seigneur qui a donné cette gloire à Jérusalem, et qu'il règne sur elle aux siècles des siècles! Amen! "



[1] 2 S 13, 1 à 20
[2] Qo 7,3