Dans les lignes qui suivent, je ne fais pas chercher avec
toi à qui savoir qui est responsable de ta blessure. Il y a des personnes
responsables de leurs propres blessures et d’autres subissent les coups qui
leur furent donné. Quoiqu’il en soit la blessure est là. Saignante et éclatante
comme une branche coupée, sourde et silence comme une rivière souterraine qui
resurgi bien longtemps après la source, elle nous accompagne dans chacun de nos
gestes, de nos discourt, de nos désirs… elle est là.
Ce chapitre est à la fois sensible et douloureuse. Ne
surestime jamais tes forces et plus que jamais respecte le mot de
Siracide : « Ne fais pas le
malin en accomplissant ton ouvrage, ne te glorifie pas au moment de la gêne.[1] »
A) Les
différentes blessures
Les blessures ne sont pas nécessaires. Mais pourtant tous
d’une manière ou d’une autre, les hommes passent par des épreuves qui les
chocs, qui les meurtrissent dans tout
leur être. Évidemment, elles sont toujours douloureuses. Et personne ne
comprend réellement la longue, la largeur, la profondeur, la hauteur de la
blessure qu’une personne reçoit. Une blessure est toujours personnelle et ne se
communique pas. Et même si nous pouvons en distinguer deux types, tu es seul(e)
à connaître de niveau cette blessure est. La moquerie de camarade de classe,
sera mortelle pour une personne, insignifiante pour une autre. Encore une fois
ton Histoire est unique. Tu es unique.
(a) Sur le Chemin…
Si un enfant part à la recherche d’un trésor, où dans un
grand jeu et qu’il lui faille passer par un chemin peu emprunté que les ronces
et les épines ont envahi, ses jambes et ses brans sont déchirés par les ronces
et les orties. Les égratignures qui marqueront son corps ne l’arrêterons pas.
Peut-être même elles le stimuleront pour avancer plus loin. Ayant atteint son
but il est fier de lui et revient vers sa maman qui s’écrit : « tu as
vu dans quel état tu es!!! » Mais l’enfant sait que son état est qu’il est
devenu plus Homme, car il n’a pas craint le danger. Il est passer au travers
des difficultés. Il a choisi la vie et le sang, qui coule de ses éraflures, lui
enseigne le prix d’être vivant. Il en est de même pour nos sentiments. Les
départs, en fin d’année scolaire, d’amis vers d’autres classes, d’autres
villes, nos propres déménagements, les difficultés scolaire, les maladies… nous
forment petit à petit à accueillir la vie qui se donne à nous chaque jour tel
qu’elle est : gratuite et libre. Mais attention tout comme pour la vie
corporelle, il y a des hémophiles de l’âme ou des sentiments. Et ce qui pour
certains sont des menues éraflures, provoquent chez d’autres de vastes
hémorragies.
(b) La Vie qui n’est pas donné
L’ami qui trahit, le mari ou la femme qui part laissant
l’autre seul(e), cet enfant qui ne vient pas au monde, le parton qui renvoi son
employer… La liste peut continuer et tu connais mieux que personne ces plaies
qui ont marquées et qui aujourd’hui encore imprègnent tout ton être pour la
vie. Tout cela est autant d’exemples de blessures lourdes. De lieux où tu
voulais donner la Vie et où ce don a été refusé. La blessure est d’autant plus
profonde que le lien à l’autre est inscrit dans la durée. Que l’histoire tu as
construit avec l’autre est longue ! Mais aujourd’hui, cette plaie est là
en toi. Tu as deux solutions.
Soit, tu choisis de ne pas regarder le mal de cette lésion
et comme toute plaie non soignée, elle pourrira ta vie. Plus ou moins
rapidement tu deviendras amer, aigri, par rapport aux autres, bien sur, mais
surtout par rapport à toi-même. Tu te supporteras de plus en plus difficilement
car tu n’accepteras pas, ne choisiras pas, cet acte, ce moment de ta vie où te
fut blessé. Généralement, c’est à ce moment que celui qui est blessé fabrique
une carapace. Une carapace épaisse pour se protéger. Mais une plaie doit
respiré, être nettoyer, sinon elle gangrène tout ton être. Tu pourris sous ta
carapace, et même si par la façade que tu as construit, tu peux tromper les
autres. Le mal de ta blessure insensiblement prend sa place et peut ressurgir
2, 5,10, 20 ans plus tard. Alors tu ne comprendras pas pourquoi tu as agi de la
sorte. Bien sur, la construction de la carapace est le meilleur moyen de se
protéger, d’éviter les nouvelles blessures, de se préserver du regard et de
l’histoire de l’autre. Mais Aimer avec un préservatif n’est pas vraiment Aimer.
Tu te préserve de l’autre, tu te préserve de toi. De son amour comme de ses
tristesses. De son passé comme de son avenir. Ainsi tu ne l’aime pas pour
lui-même, mais simplement pour l’amour qu’il te donne et bien souvent pour le
baume que cet amour met sur ta carapace. Cependant tu ne te préserve seulement
de l’amour des autres, tu neutralise tout Amour que tu as envers toi-même. Bien
sur tu peux te faire des « petits plaisirs » mais tant que tu ne plongeras
pas dans le cœur de ton être profond te ne pourras t’Aimer en profondeur. Et la
vie mérite d’être vécu en profondeur.
Soit,
tu choisis la Vie. Incontestablement, ce choix est le plus audacieux et le plus
exigeant. Mais c’est celui de la Joie et du Bonheur durable. Il faut du courage
et du temps pour regarder toutes tes blessures et une à une les soigner. Pour
certaines, il te faudra retirer la croûte, qui c’est former et qui aujourd’hui
la protége, accepter de désinfecter, de recoudre... bref, de ne plus porter cette
blessure comme une balafre que l’on exhibe comme pour dire à tous :
« voyez comme j’ai souffert. » Il existe toute une complaisance, chez
les hommes en particulier, à rester dans sa fracture pour se faire plaindre.
Cette attitude est très mortifère. Les femmes, elles auront plutôt tendance à
la cacher et, en silence, pleurer sur leur sort. Ce n’est pas mieux les deux
attitudes conduisent, directement ou non, à un mépris de ma vie, à l’amertume…
Il faut du courage et du temps pour enfin découvrir que non seulement tu peux
continuer à vivre lorsque tu ne peux donner la Vie comme tu le voudrais ou
lorsqu’un être que tu aimais t’a quitté, mais que cette blessure qui s’est
ouverte est porteuse de Vie.
B) Le
Poids : La Voie
Chacune de tes blessures porte un nom. Un nom que tu as en
mémoire, même si ce nom est tellement triste que tu ne veux ou ne peux t’en
souvenir. Elle est pourtant là. Cacher en ton cœur, en ton âme, attendant
d’être réveiller pour se rouvrir. Toutes tes plaies ont un poids et pèsent sur tes
épaules, parfois elles pèsent tellement lourdement que tu te sens écrasée, tu
étouffe. Mais elles ont toutes pour origine une blessure unique, c’est ta
« blessure – mère ». Cette blessure qui est la source de
toutes les autres est aussi la voie de ton salut. C’est par elle que te peux
donner la Vie aux autres. Mais tu es seul à pouvoir connaître toute l’ampleur
de cette lésion, tout son poids.
En ce temps-là,
Jésus prit la parole et dit: «Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la
terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé
aux tout-petits. Oui, Père, c'est ainsi que tu en as disposé dans ta
bienveillance. Tout m'a été remis par mon Père. Nul ne connaît le Fils si ce
n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le
Fils veut bien le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du
fardeau, et moi je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et
mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le
repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger»[2]
C) L’exercice
de la semaine
Cette semaine il convient de discerner avec ton
accompagnateur lequel des 2 exercices correspond le mieux à ce qui est bon pour
toi. Fais-lui confiance et surtout ne cherche pas à faire les deux car encore
une fois il y a un temps pour tout. Et l’un des exercices n’est pas meilleur
que l’autre. Le choix de l’exercice dépend du moment où tu en es dans ton
histoire, de l’avancé que tu as fait durant dans les dernières semaines…
Même si tu connais ta blessure je t’invite à passer 2
jours sur le 1er exercice.
Si tu ne connais pas ta « Blessure- Mère » :
1)
La recherche de sa Blessure –mère
ne peut se faire sans accompagnement, tant psychologique que spirituel. Il
existe des gens sont là pour t’aider. Mais cette recherche ne se fait pas en
une semaine. Là encore il faut du temps et par ailleurs tout le monde n’a pas
besoin de réaliser une psychothérapie. Plus que jamais demande conseil à ton
accompagnateur.
2) N’aies
pas peur de regarder ta vie et toutes ses blessures. Puis peu à peu remonte
dans le temps blessure après blessure pour arriver à la « blessure –
mère ». Ces exercices risquent fort de te vivre des sentiments de
culpabilité et de honte. Regrettant tel bien que tu n’as pas fait, telle vie
que tu n’as pas sauvée, que tu n’as pas donnée... Mais, ne te détourne pas,
pleure cette vie perdue mais doucement pardonne-toi. Tu ne peux revenir en
arrière. Rester dans les larmes te replierait sur toi.. Ainsi, délicatement tu
apprendras à t’aimer tel que tues réellement.
3) Alors,
et alors seulement, réjouis-toi de l’enseignement qu’elle te donne pour offrir
une Vie nouvelle à tous.
Si tu connais ta « Blessure- Mère » :
1)
Laisse-la reposer et ne perd plus
ton temps et ton énergie à réfléchir pour savoir si tu aurais dire tels ou tels
mots, si tu es responsable, si… si… Le temps n’est plus à l’analyse. Puisque tu
connais ta « Blessure- Mère » cela signifie que cette analyse (très
importante) a déjà était faite. Et j’espère avec quelqu’un de compétent.
Maintenant il convient de laisser le temps œuvrer.
2)
Regarde là où tu donne la Vie. Et quelle vie tu donne.
Une maman qui met un enfant au monde est dans la souffrance, mais quand
l’enfant est là est dans la joie. Ainsi en est-il pour toi. Ne t’arrête pas à
la difficulté, à la douleur que tu ressens. Mais avance.
D) Les
méditations de la semaine
*
* *
Attention :
cette méditation est à faire entre les 2 exercices si tu fais les deux durant
la semaine ou le 6ème jour si tu fais uniquement le 1er
exercice. Considère que le mort dont il est question ici est la vie que tu n’as
pas donnée, cette vie que tu pleures.
Si 38.16 - 23
Mon fils, verse des larmes sur
celui qui est mort ;
Comme un homme cruellement
touché, entonne une complainte.
Donne à son corps la sépulture
qui lui est due
Et ne néglige pas sa tombe.
Lamente-toi amèrement, pleure à
chaudes larmes,
Fais le deuil qu'il mérite,
Un jour ou 2 pour éviter les
médisances. Puis console-toi de ta peine.
Du chagrin en effet peut sortir
la mort
Et l'affliction du cœur mine
les forces.
Dans la détresse, chagrin
permanent,
Et le cœur maudit une vie de
pauvre.
N'abandonne pas ton cœur au
chagrin,
Écarte-le et souviens-toi de la
fin.
N'oublie pas, il n'y a pas de
retour,
Tu ne seras d'aucune utilité au
mort et tu te ferais du mal.
Souviens-toi que son sort sera
aussi le tien : Moi hier, toi aujourd'hui.
Dès qu'un mort repose, cesse de
songer à lui,
Console-toi de lui dès qu'il a
rendu l'âme.
*
* *
Le manque d’Adam (Gn 2,18 – 2,25)
1)
La situation
de départ : Adam est seul dans le paradis. « Le SEIGNEUR Dieu dit: «Il n'est pas bon pour l'homme d'être seul. Je
veux lui faire une aide qui lui soit accordée » mais rien ne lui
correspond.
2)
La
Blessure : Dieu, après avoir endormi Adam, lui ouvre le coté pour en
tirer une côte.
3)
La vie
donnée : L'homme s'écria :
« Voici cette fois l'os de mes os et la chair de ma chair, celle-ci, on
l'appellera femme car c'est de l'homme qu'elle a été prise »
*
* *
Job (1 & 2)
1)
La situation
de départ : Job est un homme très riche qui possède de très grands
biens (maisons, chameaux, troupeaux de petits et gros bétails… mais surtout il
craignait Dieu et le servait fidèlement. Par ailleurs, il a 7 fis et 3 filles.
2)
La
Blessure : Dieu permet à Satan d’éprouver la foi de Job en lui
détruisant tous ses biens, en faisant mourir ses enfants, et enfin, en le
meurtrissant jusque dans sa chair.
3)
La Vie
donnée : « Nous acceptons
le bonheur comme un don de Dieu. Et le malheur, pourquoi ne l'accepterions-nous
pas aussi ? »
*
* *
Blessure et joie d’Anne (1 Samuel 1 à 2,10)
1)
La situation
de départ : Elqana avait deux femmes : Anne et Peninna. Peninna
donne naissance a des fils et des filles tandis qu’Anne est stérile.
2)
La
Blessure : Cette stérilité est d’autant plus difficile à vivre que
Peninna se moque d’elle et lui fait des affronts. Aussi « pleine d’amertume, elle adressa une prière
au SEIGNEUR en pleurant à chaudes larmes »
3)
La vie
donnée : Anne promet de donner au Seigneur le garçon qu’Il lui
donnera. Quelque temps plus tard, Anne mis au monde un fils : Samuel qui
devient un des grands prophètes d’israël.
*
* *
Joseph vendu par ses frères (Gn 37 à 47)
1)
La situation
de départ : Joseph est le fils préfère de Jacob car il est le né dans
sa vieillesse et à des songes. Ses frères sont jaloux de lui.
2)
La Blessure
: Un jour qu’ils sont en pleine campagne, ses frères le prennent, lui
retire sa tunique, le jette dans une citerne puis le vendent.
3)
La vie
donnée : Joseph devenu le bras droit de Pharaon, accueille ses frères
et toute sa famille en Égypte. Il les sauve de la faim.
LE 7ème
Jour : Les deux Voies : Dt 30, 15 à 20
Vois: Je mets aujourd'hui devant toi
la vie et le bonheur, la mort et le malheur.
la vie et le bonheur, la mort et le malheur.
Si tu écoute les commandements du Seigneur que je te donne aujourd'hui,
si tu aime le SEIGNEUR ton Dieu, tu suis ses chemins, tu garde ses
commandements, ses lois et ses coutumes, alors tu vivras, tu deviendras
nombreux, et le SEIGNEUR ton Dieu te bénira dans le pays où tu entres pour en
prendre possession.
Mais si ton cœur se détourne, si tu n'écoutes pas, si tu te laisses
entraîner à te prosterner devant d'autres dieux et à les servir, je vous le
déclare aujourd'hui: Vous disparaîtrez totalement, vous ne prolongerez pas vos
jours sur la terre où tu vas entrer pour en prendre possession en passant le
Jourdain.
J'en prends à témoin aujourd'hui contre vous le ciel et la terre :
C’est la vie et la mort que j'ai mises devant vous, c'est la bénédiction et la
malédiction.
Tu choisiras la vie pour que tu
vives, toi et ta descendance,
en aimant le SEIGNEUR ton Dieu, en écoutant sa voix et en t'attachant à lui.
C'est ainsi que tu vivras et que tu prolongeras tes jours, en habitant sur la
terre que le SEIGNEUR a juré de donner à tes pères Abraham, Isaac et Jacob.

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